Ici, on ne s'embarrasse pas d'une attitude. On branche les pédales fuzz, on plonge les refrains dans un bain d'écho et on laisse le tout flotter dans un immense brouillard de talent.

Promis, Brooklyn n'est pas seulement cet immense quartier new-yorkais qui sert des latte macchiato au lait de soja sur des terrasses en bois d'arbre. La preuve? Acid Dad. Comme son nom l'indique un peu beaucoup, ce tout jeune gang à guitares brasse un rock psychédélique à faire pâlir les souvenirs 70's de nos maternels et paternels. Moins fringué que The Strokes et plus abrasif que Ty Seagall, Acid Dad vient d'expulser un premier album aux épaules franches, qui fait danser les décibels sur un arc-en-ciel un peu pâlot et gribouillé à la main. Faussement naïve, faussement joyeuse, véritablement efficace, l'armée de refrains que le quatuor parvient déjà à trousser laisse à penser qu'ils ne vont pas longtemps traîner dans les ourlets en velours de maman et papa.