Édito - Africa, What's up?

ÉDITO

Depuis 2015, SHAP SHAP propose un format hybride de solidarité internationale pour lutter contre les inégalités et les discriminations dans le contexte global grâce à des projets culturels dans les domaines du spectacle vivant, de la musique et de l’art visuel, et en collaboration avec des artistes activistes, des universitaires, des institutions culturelles et des institutions publiques en Suisse et dans les pays du Sud.

Pour la 5e édition d’AFRICA, WHAT’S UP?, SHAP SHAP réunit Tidiani N’Diaye, danseur, chorégraphe et fondateur du festival BAM à Bamako (Mali) et CUSS, collectif d’artistes visuels de Johannesburg (Afrique du Sud). C’est entre autres avec eux que SHAP SHAP construit son plaidoyer et son action pour contribuer à renforcer le statut artistique, social, politique et économique d’artistes du Sud global, d’artistes hors des réseaux, d’artistes issu·e·s des minorités ici et dans le monde, qui doivent être soutenu·e·s afin de pouvoir produire leur travail et émerger sur les scènes locales et internationales.

C’est l’affirmation d’une “multiplicité de mondes” comme la décrit l’anthropologue colombien A. Escobar qui anime SHAP SHAP. Elle nous pousse à contester collectivement le “projet moderne capitaliste d’un monde unique” et à défendre l'égalité des chances pour chaque personne, la diversité des corps, des récits et des esthétiques sur les scènes du TU-Théâtre de l’Usine et du Grand Central cette année, et dans la société en général.

RÉTROSPECTIVE 2016-2019