Hanni El Khatib (USA) / Dirty Beaches (CAN)
Ce concert a lieu dans une piscine. Vous pouvez y assister en vous baignant si vous le souhaitez mais également depuis le bord si vous préférez ! Le port du maillot n'est donc pas obligatoire. Les chaussures sont en revanche interdites !
Hanni El Khatib
Hanni El Khatib vient d'offrir des lueurs d'espoir au rock'n'roll. Avec un premier album aux fulgurances blues-rockabilly-soul-garage stupéfiantes, Will The Guns Come Out, cet Américain de sangs mêlés palestiniens et philippins ravive en tout cas la sauvagerie aussi minimaliste que dévastatrice du genre. A la manière en son temps d'un Jack White dont il pourrait être le cadet spirituel. Performer hors norme, El Khatib s'est pourtant inventé un destin musical sur le tard. Issus des sphères du graphisme et du skate mais accro déjà aux bandes sonores des fifties et sixties américaines, le trentenaire reprend d'abord des incunables de Funkadelic, d'Elvis ou Tom Waits avant d'esquisser d'originales et salaces fusions esthétiques qui ne sont pas sans rappeler parfois le MC5. Une fascinante, racée et électrisante révélation.
Dirty Beaches
Il a choisi un pseudonyme qui dit beaucoup de la toxicité qu'il compte dispenser. Avec Dirty Beaches, Alex Zhang Hungtai assouvit ses fantasmes d'un rock'n'roll aux noirceurs hallucinées. Ce Canadien d'origine taïwanaise n'a que la brume comme horizon et Elvis, Suicide ou David Lynch comme fantômes musicaux. De plages fouettées par des vagues de parasitages à des compositions saccadées et griffées de guitares électriques, il érige des cathédrales hantées. Perpétuellement placées sous tension et des climats malsains, les ballades de Dirty Beaches crachent un venin aliénant. Badlands, son dernier requiem sonore en date, constitue autant une manne à frissons qu'à hypnoses. De cet univers aux chansons lancinantes et maladives, impossible de ressortir indemne. Tant Dirty Beaches incarne une effrayante mais contagieuse folie.